lundi 11 juin 2018

DIY - Bouteilles Sensorielles

Petit DIY du jour, destiné aux jeunes mamans. Car, qui a-t-il de mieux que de voir nos petits bouts prendre plaisir avec des jouets que l'on a fabriqué nous même.
Donc pour développer leur sens, rien de mieux que des bouteilles sensorielles 😀

Matériels: 
  • Des petites bouteilles [ici pour les miennes]
  • Colorants alimentaires
  • Paillettes 
  • Aliments sec (riz, lentilles, pois, etc.)
  • Perles de couleurs
  • Pompons
  • Pistolet à colle / super glue




Process:

Rien de plus simple, vous remplissez votre petite bouteille soit d'eau + paillettes, soit d'aliments secs, de pompons ou encore de perles et vous sellez bien la bouteille.
Pour ma part j'ai entièrement recouvert les bouchons de colle avec mon pistolet car je craignais que Guillaume arrive à les ouvrir. Avec une pointe de super glue il ne devrait pas y avoir de problème 


Nous sommes ici comme pour le NIDO dans l'esprit Montessori. Aider l'enfant à découvrir par lui même. 

vendredi 1 juin 2018

Post-Partum

Devenir maman est une des choses les plus agréables et gratifiantes qui me soit arrivé ces dernières années. Pourtant les débuts ont été assez chaotiques.
Bien que maintenant maman épanouie et heureuse, j’ai eu la malheureuse expérience de découvrir la dépression Post-Partum durant les premiers mois de vie de mon petit.


Remettons les choses dans leur contexte et repartons quasiment 1 an en arrière. Nous sommes le  27 Juin  et l’Homme et moi nous présentons pour la  3eme échographie et là nous tombons des nues. Notre bébé, heureusement en bonne santé, n’est pas une petite fille mais un petit mec .

Une broutille me direz-vous ? Ben, en fait, non.  Surtout quand ça fait plusieurs mois que l'on se projette, que l'on achète des vêtements. C'est très difficile pendant plusieurs jours. Cet événement a été une première claque dans ma vie de jeune maman, qui n'avait pas commencé. Je me retrouvais à 1.5 mois de l'accouchement avec un étranger dans le ventre et j'ai mis pas mal de temps à récréer un lien. Le pire, c'est que le bébé dans le ventre se rend compte que quelque chose cloche et il devient très actif. 

C'est à ce moment-là que je me suis mise à énormément stresser sur l'arrivé de Guillaume. Est-ce que j'allais l'aimer malgré le changement de sexe ? Est-ce que j'arriverais à gérer l'énergie d'un petit garçon ? Est-ce que j'allais être une bonne mère ?

Puis, 👶 Guillaume est arrivé, après un accouchement long, long mais tellement long. Et oui je l'ai aimé tout de suite, je n'ai pas fait de rejet de mon enfant comme je le craignais. Les trois premiers jours tous se passe bien, l'allaitement, bien qu'un peu sportif, est supportable. 
De retour à la maison, nous découvrons les "joies" des nouveaux nés et surtout des coliques du nourrissons. Guillaume a eu de très grosses coliques, rien ne les atténuait. Pendant 3 mois, ou 100 jours, nous avons porté notre enfant en porte bébé toute la journée car il ne supportait rien d'autre. Nous étions obligés de marcher pour qu'il puisse dormir. 

Le mélange de fatigue, stress, a fait que j'ai commencé à déprimer. J'étais toute seule toute la journée. Mes parents à 250 km, mon homme au boulot, mes amis (sauf une qui était toujours là pour moi 😍) avec des obligations professionnelles, je me suis vraiment retrouvée toute seule. Pendant les 3 premiers mois de la vie de mon fils, je peux compter sur les doigts les jours où je n'ai pas pleuré. 

J'avais l'impression d'être une mauvaise mère, que je n'arriverai pas à gérer mon fils. Je me mettais seule des pressions supplémentaires à une situation qui n'était, de base, pas simple. Je l'admets je me suis mise toute seule dans cette situation, mais je me suis retrouvé sous l'eau, ne sachant pas quoi faire. Pour sortir de cette situation, il m'a fallu prendre du recul sur la situation, et dormir 😉

Par contre, je tiens à m'insurger contre le corps médical . Durant, toute ma grossesse et même en post-accouchement, tous les médecins m'ont rétorqués "Si ça ne va pas, n'hésitez pas à venir nous voir ou nous téléphoner". Le jour où j'ai été vraiment à bout, où je n'ai pas arrêté de pleurer, où je faisais des migraines de fatigue, il n'y avait personne. Le seul conseil que j'ai eu est "c'est normal qu'un bébé pleure en fin de journée. Tenez bon."



Donc mon conseil pour les futures mamans, ne restez pas seule, si vous avez l'impression d'être sous l'eau. Il faut mettre sa fierté de côté et ne pas hésiter à demander de l'aide. Qu'elle vienne d'amis, de la famille, de professionnels ou même de personnes sur internet. Il faut parler et ne pas rentrer dans un cercle vicieux. S'il y a besoin, je suis là 😉